C'est surprenant de constater que l'on croit connaître les gens et finalement avoirencore des surprises. Comme vous l'aurez compris en lisant les commentaires de l'articles du 28/12/05, c'était mon anniversaire hier ... 29 ans un 29 décembre, la coincidence est amusante. En règle général, je fanfarone deux ou trois mois avant, et plus ça va, moins j'en fais état, parce qu'au final, ça me colle un coup de vieux supplémentaire (comme à tout le monde en fait).
Ma maman a pensé à moi (comme d'habitude, un classique), mon frère et sa copine ont pensé à moi, des amis internet devenus des amis de la vraie vie on pensé à moi (pour ceux qui connaissaient la date), des blogeuses assidues ont pensé à moi (mon Comité de lecture, bise à Sab et La Chieuse en passant !), mes collègues de bureau y ont pensé, ma Laurette et même V. (celle dont j'attendais le départ, vous vous rappelez ?). Pas une jolie carte, un mail, un coup de fil, un sms, tout est bon.
Je n'attends rien de spécial, mais il faut avouer que ça fait toujours plaisir lorsqu'on pense à vous non ?
Ce qui me tracasse, m'interpelle plus précisemment, c'est que d'un groupe d'amis que je connais depuis maintenant plus de dix ans, aucun d'eux n'y a pensé. Personne ne s'est manifesté, pas un seul mail, coup de fil, sms, rien. Je ne comprends pas. Pourtant chaque année c'est la même date, chaque année certains y pensent, on a toujours organiser même juste un pot vite fait pour chaque anniversaire. Je sais que cette année je me suis un peu éloigné de certains d'entre eux, mais quand même pas au point d'être oublié à ce point.
Je me rappelle les premières années, j'étaient étudiant, fauché, je trouvais toujours le moyens de faire un petit geste, offrir un bouqin, un verre, une petite carte, quelque chose pour marquer le coup quoi. Une année, on avait décidé de ne plus faire de cadeau, histoire que certains ne se sentent pas mal à l'aise de ne rien pouvoir faire. Pour certains d'entre eux, en toute discrétion vis à vis des autres, je trouvais toujours le moyen de marquerl'occasion par un petit quelque chose.
Je me rappelle lorsque j'ai eu mon premier vrai boulot, quand j'ai commencé à bosser en cabinet, c'était en novembre 2000, sitôt ma paie de novembre tombée, j'ai foncé acheté des cadeaux de Noël pour chacun d'entre eux, pas grand chose, des petits trucs utiles, des choses amusantes, adaptées au goût de chacun, j'étais tellement heureux de faire plaisir.
Vous me direz et c'est vrai, l'amitié ne s'échète pas, je suis bien d'accord. Mais il y avait quelque chose de plus, j'ai toujours été là lorsque certains ont eu des problèmes persos, j'ai joué le confident exclisifsde certaines difficultés assez graves, je crois pouvoir affirmer que j'ai permis d'éviter des ruptures, j'ai favorisé une réconciliation. Comme dit le môme dans la pub pour le sucre, « j'étais là ! ».
Et bien ce 29 décembre, hier, j'étais là, mais seul comme jamais. Je dois dire que j'en avais gros sur la patate quand même. C'est pourtant pas compliqué de penser juste un peu aux autres quand même. Je passe mon temps à penser aux autres, mais et moi...
Le plus difficile je crois, c'est encore de faire bonne figure. Ma Laurette me demandait si j'avais fêté ça. Oui j'ai fêté ça, bien sûr... Ma mom m'a encore posé la question ce soir, « alors, qu'est ce que tu a fais pour ton anniversaire ? »...
J'avais mon apéro légendaire du jeudi, il était très bienvenue, et très sympa comme d'habitude. Et puis on a pensé juste un peu à moi, on me l'a souhaité, c'est déjà beaucoup et ça me suffit, c'est le principe, le geste.
Mon moralomètre était au plus bas ce matin. J'ai ouvert la carte de ma mom qui m'a tiré une larme comme d'habitude, toujours le petit mot pour me faire flipper. J'avais la mine morose, le costume noir habituel et tellement de circonstance finalement. Histoire d'enfoncer le cloue, j'ai reçu au bureau un mail de notre ancien responsable de département. Après une attaque cardiaque voilà maintenant deux ans, ils souffre désormais de mille maux et passe son temps dans les hopitaux. Il nous a adressé ses meilleurs voeux et pensaient encore à nous, en esquissant à peine ses souffrances. J'avais le coeur tellement gros que j'en ai pleuré au bureau tellement j'étais déçu. Pathétique, vraiment. Affligeant...
Ma Laurette m'a remonté le moral en m'invitant dans son nouveau chez elle début février. Un petit week end à Lyon, ça va le faire.
Enfin voilà. L'année s'échève non sans surprises et déceptions, mais demain soir sera le dernier jour de cette année finalement très difficile et éprouvante sur plusieurs points. Mais j'en ressorts tout de mêmede nouveaux amis vraiment adorables, et ça c'est inestimable, c'est le meilleur de cette année 2005 avecla naissance des jumeaux de ma Laurette, c'est quelque chose de durable, de fiable, ça oriente un peu une vie quand même. En parallèle, je crois avoir perdu d'autres amis. Je serait croyant ou versé dans le mystique ou l'occulte que j'y verrai un signe.
Mais ne vous y trompez pas, je ne suis pas du genre à me laisser abattre comme ça, j'en ressorts plus fort (enfin à terme...), et demain soir... le 31 décembre 2005... oui demain soir... la fête se prépare, se rapproche, et je vais faire le nécessaire pour être à fond dedans, à m'en coller la tête en misère, parce qu'en réalité c'est la fête que j'aime, et demain soir va être un grand soir je le sens...
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